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Gérard - tout
savoir sur la "Créanciale"
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"Avant de
partir la Direction diocésaine des Pèlerinages m'a remis "la
Créanciale", sorte de passeport du pèlerin : autrefois le pèlerin
désirant se rendre en un sanctuaire lointain demandait une lettre de
recommandation au curé de sa paroisse.
Cette lettre attestait son état de "pèlerin recommandable" a
ceux qui pouvait lui offrir l'hospitalité. Elle lui servait aussi de
laissez-passer auprès des autorités civiles, militaires et ecclésiastiques
rencontrées sur la route.
Aujourd'hui "la Créanciale" est un signe d'accueil de l'Eglise
vis-à-vis des futurs pèlerins sincères, effectuant une démarche personnlle
profonde et ouverts à un chemin spirituel.
La "Créanciale" est un document de recommandation qui engage celui
qui le délivre comme celui qui, le long du chemin, le présente à ses hôtes, sans
pour autant valoir un droit quelconque.
Si cette "Créanciale" ne saurait être considérée comme un
document administratif légal, elle constitue cependant un signe d'appartenance
au peuple des pèlerins et itinérants.
Dépouillé des ses attributs habituels, sociaux et professionnels, le marcheur
retrouve sur le chemin une identité simple de pèlerin, de chercheur de Dieu.
Enfin à l'arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle", sur présentation de
sa "Créanciale" dûment revêtue des tampons des paroisses, maires,
hôtes, de ces étapes, le pèlerin reçoit la "Compostella"
certificat en latin délivré par le bureau des Pèlerins"
En 1970, la Compostella a été
accordé à 64 pèlerins
en 1983, à environ 2 000
en 1992, à plus de 10 000
en 1993, à près de 30 000
en 2002, 68 952.
"Cette augmentation importante
est peut être liée à l'appel lancé par Jean-Paul II à Saint-Jacques de
Compostelle en 1989, lors des IVème Journées Mondiales de la Jeunesse qui s'y
tiennent. Voici l'une de ces déclarations :
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"Jésus est notre
chemin. La démarche du pèlerin revêt une grande importance, le
pèlerinage symbolise notre vie. Il signifie que vous ne voulez pas vous
installer, que vous résistez à tout ce qui tend à émousser vos
énéergies, à étouffer vos questions, à fermer votre horizon. Il
s'agit de se mettre en route, en acceptant le défi des intempéries,
d'affronter des obstacles et d'abord ceux de notre fragilité, de
persévérer jusqu'au bout. Jésus est notre chemin. Jean-Paul II, Pape et pèlerin" |
Ainsi, un pèlerinage et un
acte personnel, mais non individuel. En communauté avec des croyants, nous
marchons sur les pas des croyants et des pèlerins d'hier, et on précède ceux
qui entameront ce chemin demain.
Quelles que soient notre Foi ou notre relation à Dieu, on est appelé sur ce
chemin, on est invité à aller jusqu'au sanctuaire de l'apôtre Jacques le
Majeur"
...
A coté de côté de la grande histoire, il y a la mienne, la petite
histoire,"Peut être dois je vous dire pourquoi j'ai pris le chemin.
La réponse , les raisons exactes sont difficiles à donner. En fait, depuis des
années, j'avais très envie d'entreprendre ce pèlerinage vers Saint-Jacques :
des récits, des témoignages, des rencontres directes avec d'anciens pèlerins
n'ont fait qu'amplifier, au fil du temps, l'envie de partir moi-aussi.
Pour des raisons professionnelles, il m'était difficile de consacrer plus de
huit jours par an à ce projet. Mais il me tenait à coeur depuis longtemps.
Pourquoi préisément, je ne saurai dire. Qui est-ce qui peut pousser queklq'un
dans sa cinquentaine, avec une femme et des enfants qu'il aime, avec une
situation professionnlle confortable, à préférer partir seul, à pied plutôt
que de passr huit jours sur les plages de lacôtes d'Azur ou de la côte
Atlantique. C'est la grande question. Par défi de soi, ou pour les autres :
non, par masochisme ou pour se mortifier; non plus.
Pour une aventure intérieure, pour une rencontre de soi, parce que le pèlerin
est un homme libre, dans un esprist de confiance, pour prendre le temps de
regarder, le temps d'écouter, le temps de prier, sans doute. Parce qu'aussi
cette volonté de bouhger, de résister, de ne pas baisser les bras, de ne pas
attendre doucement, peinard, que les année passent. Se dire aussi : "c'est
beau d'avoir fait ça dans sa vie", en communion avec ceux qui ne peuvent
pas ou pourront entrprendre.
Pour les conditions climatiques, je
fût servi ! parti le samedi 9 août 2003, pendant cinq jours, j'ai marché sous
des températures avoisinant au soleil 40 à 47 degrés C. J'ai bu beaucoup
d'eau (jusqu'à 7 litres par jour). Certaines journées furent longues avec un
départ à 6 heures du matin, et certaines arrivée à l'étape suivante entre
20 h et 22 h.
Passé Sainte-Maure-de-Touraine, j'ai fait étapes à Dangé-Saint-Romain,
à Chatellerault, à Poitiers, à Lusignan, à Chenay, à Melle, et enfin à
Aulnay.
J'ai traversé quatre départements : l'Indre-et-Loire, la Vienne, les
Deux-Sèvres, la Charente-Maritime.
J'ai emprunté des chemins de pierre, de terre, d'herbe, d'anciennes
voies romaines, à travers champs, des chemins ruraux, départementaux, des
routes nationales ; je suis passé au-dessus et au-dessous d'autoroutes.
J'ai parcouru environ 200 kilomètres à pied en 7 journées. J'ai rencontré
des gens braves, simples, qui vivent sans méchanceté, dans la France
profonde, et qui vous accueillent en toute confiance.
J'ai vu des hameaux calmes et authentiques. J'ai admiré des dizaines
d'églises, toutes très belles, quand on prend le temps de les regarder
!...
J'ai souffert, comme tous tous les
pèlerins marcheurs de notre précieux allié : les pieds.
Et comme tout pèlerins, j'ai passé, chaque soir du temps à remettre en
état cet indispensable moyen de progresser : percer des ampoules, les assécher
(Bétadine), les penser (Compeed), les masser (Baume Saint-Bernard).
J'ai eu des moments de tèrs grandes forme, des moments de découragements.
Mais je suis arrivé au but que je m'étais fixé et ne regrette pas d'avoir
réussi à vaincre toutes mes appréhensions, mes inquiétudes, toutes les
bonnes raisons qui me disaient de ne pas y aller... J'ai reçu mille fois que ce
que j'ai pu donné. Je rentre heureux et impatient de repartir l'année
prochaine.
Et je tenais juste à vous dire, oui c'est possible, vous pouvez le
faire, tenter cette expérience et prendre le chemin des pèlerins vers
Saint-Jacques-de-Compostelle.
Un pèlerin, aussi amoureux du désert.
Le désert de Charles de Foucauld.
Notes, pensée s et impression d'un pèlerin dans le Hoggar du Sahara.
Le samedi 12 octobre 2002 : Paris
- Alger - Tamanrasset.
- Pourquoi avez-vous choisi la Procure Terre Entière de Tours, pour
ce voyage ?
- Depuis plusieurs années, je souhaitais faire
un pèlerinage.J'ai opté pour le désert de Charles de Foucault en Algérie.
- Qui vous accompagnait ?
- Le Père Daval est l'aumônier accompagnateru de ce voyage, nous étions
23 à prendre l'avion à Roissy, vers Tamanrasset.
- Comment s'est effectué ce voyage ?
- Arrivé à Alger, le samedi à 16 h, nous avons du présenter nos papier
et le contenu de nos bagages à l'autorité militaires, avec une fiche de police
à remplir. A 20 H30, nouys avons tous embarqué dans deux bus, pour jejoindre
unhôtel, car le dernier avion était parti à 18 h 10. Nous décollerons le
lendemain matin à 7 h 30. Deux heures de vol au desus d'un pausage montagneux,
puis le désert du Sahara. Nous arrivons à 9 h 55, il fait 24 degrés.
- Quel accueil avez-vous reçu ?
- De nombreux hommes enturbannés nous reçoivent chaleureusement. Il tombé
de fortes pluies, pendant une semaine, il n'y avait jamais eu autant de pluies
depuis vingt ans. Elles vont modifier notre parcours, car les pistes sont
ravinées, mais les oueds (rivières desséchées) sont pleins.
- Pouvez-vous nous situer Tamanrasset ?
- Après un petit tour dans Tamanrasset, ville de 25 000 habitans, elle
aurait en permanence 80 personnes, c'est la porte de l'Afrique noire. Il y a
beaucoup d'immigration, de commerces, nous sommes à 2 000 km d'Alger et
seulement 500 km du Niger. Il y a un fort brassage de population. Les nomades et
les Touaregs se sont mélangés.
Le dimanche 13 octobre 2002 : Tamanrasset
- Terhenanet
- C'est votre départ vers le Hoggar, comment s'est effectué le voyage et
qu'avez-vous découvert ?
- Nous partons en 4x4 le matin, pour rejoindre la randonnée d'environ 70 km de
piste, dans un paysage magnifique. Traversée du village de Terhenanet où les
Touaregs cultivent de verdoyant jardins. C'est notre début de randonnées. Le
Pèere DAval, nous raconte sont premier voyage en 1978, l'intrruption en 1993,
celui en Mauritanie et dans le désert de l'Ethiopie. En circulant sur les
pistes de pierre et de sable, nous découvrons pour la première fois des
chameaux qui mangent sous les acacias, des épines, proches de quelques
palmiers. Un peit vent chaud nous entoure, nous laissons les 4x4 et marchons en
plein soleirl. Je me suis enturbanné la tête et mis la crème haute
protection.
- Quelles natures de sols composent ce pays ?
- Nous découvrons, sur certains blocs de pierre, des peintures de la
période néolithique (8 000 ans avant J.C.), représentant des animaux. Les
gravures rupestres sont nombreuses (environ 50 000), elles sont situées dans
les grottes, à l'abri. Il y avait une symbolisation de formes. Ce désert
était autrefois peuplé des fauves d'Afrique (éléphants, girafes, lions) ;
aujourd'hui ne subsistent que des chacals, des renards du désert, des oiseaux.
Il n'y a aucune traces de chameaux avant 2000 av. J.C..
- Que raconte le Père Daval ?
- Il faut un certain temps (deux à trois jours) pour trouver le désert, se
détacher des ténèbres, de retrouver le contact avec la terre... lâcher
prise. Théodore Monod disait : "Pendant quelques jours j'ai
l'impression de vivre comme un cloporte, au ras de la terre.' Evacuer ce qui est
en nous, pour avoir un contact personnel avec le désert. Dans la
"Bible" deux mots sont présents. le mot "DESERT" et le mot
"PAROLE". La voie de la Parole ne peut s'entendre que dans le
Désert.
- Vous êtes vous arrêtés pour vous restaurer, prier et connaître les
Touaregs ?
- A 14 h 30, nous arrêtons de marcher. Nos accompagnateurs nous ont
préparé des tapis de sol et nous distribuent une assiette de crudités avec un
morceau de pain, une tranche de pastèque, un coup d'eau en plein soleil.
Après, un petit temps de spiritualité avec le Père Daval.
A 16 h, nous remarchons, jusqu'à 18 h, car la nuit tombe bite. Nous nous
installons sous des tentes à deux places, installation précédée de la messe
du dimanche, au milieu du désert. L'autel improvisé est constitué de chacune
des pierres que nous apportons.
Le père Daval étend un petit drap blanc, pose une croix et dans un silence
total, au milieu des rochers et de quelques buissons grillés par le soleil, qui
se couche doucement nous vivons un grand moment comme Moïse, Elie, Jésus,
Jean-Baptiste et les prophètes, qui sont passés par le désert pour parti en
mission. J'ai le sentiment ce soir, d'être là pour les autres, à leur
demande, pour eux. Les Touaregs ont fait un feu qui s'éteint, le ciel passe de
la lumière à la nuit, je dois m'arrêter d'écrire. On annonce 8 degrés pour
la nuit.
J'ai installé, à 19 h, ma lampe de mineur sur la tête et nous écoutons, nous
prenons du thé avec les Touaregs :
"Le premier thé, c'est fort, c'est pour la Vie
Le deuxième thé, c'est suave, comme la Mort
Le troisième thé, c'est doux comme l'Amour"
Le désert... C'est l'abandon à la Providence.
Mais aussi, proverbe touareg :
"Suis la piste, même si elle tourne,
Suis le guide, même s'il est vieux, mais aussi
Ne parle pas que si ta parole est plus belle, que le silence"
Lundi 14 octobre
2002 La Taessa
Une traversée avec un enchevêtrement de bocs de granit rose
et de coulées de basalte.
- Voici une nouvelle étape dans quel décor ?
- Nous partons à 7 h, nous rencontrons une caravane de chaleaux, nous marchons
et arrivons à la Guelta d'Afidal, c'est une incroyable petite oasis à 2 300 m,
nous prenons un bain étrange. Il fait 35 degrés. Une petite pluie, le
vent souffle, le temps a brusquement changé, nous devons nous protéger
Mardi 15 octobre
2002 vers Hamane - Tahat
Réveil à 5 h, la puiste traverse un paysage lunaire. A 9 h
30, après une marche difficile en plein soleil, nous nous arrêtons pour
chanter et prier. Nous prions pour le Pape, nos évêques, nos prêtres, nos
diacres et tous les bénévoles de nos paroisses, celles et ceux qui font le
ménage dans nos églises. A midi, quelques fruits et des noisettes, un peu de
thé. Nous arrivons à pied à Assekrem dans un décor grandiose, avec des
orgues rocheuses. Nous campons à 2 200 m. Il nous restera 500 m pour atteindre
Assekrem. Il fait chaud, avec beaucoup de poussières. Nous avons un manque de
sommeil, le sol est dur, la fatique s'installe. Nous mettons de petites pastille
de micro pu dans nos gourdes, pour combattre la soif de l'eau non potable.
- Parlez-nous de vos guides ?
- Youp-Ibrahim a 35 ans, il a perdu un fils, toujours habillé de bleu, ce
petit homme sent un peu la chèvre,le chameau, le Hoggar , le thé. Tout va
toujours bien. Il nous dit : "Vous êtes un bon groupe, car vous êtes
toujours en prière... et content, parce que personne n'est malade".
- Parlons de votre équipement
- Avoir des petits mouchoirs humidifiés, une pile frontale, un bon sac de
couchage, la chéchia qui vous protège du vent, autour de la tête et du cou,
une paire claquette pour le soir, une bonne paire de chaussures, une petite
paire de jumelles, une brosse à dente (il n'y a pas d'eau), un gant de
toilette, une petite brosse pour les cheveux, des lunettes avec des protections
sur les côtés, un petit miroir.
Mercredi 16 et jeudi
17 Le plateau de l'Asskrem
- Vous arrivez à l'Ermitage du Père de Foucauld bâti en 1910. Deux
frères de Jésus y vivent encore.
- C'est cela, après une bonne nuit la découverte d'un scorpion au dos noir
et ventre jaune, avec sa longue queue repliée et courbée sur son dos. Il
terminera écrasés entre deux pierres par les Touaregs.
Il fait très beau et nous faisons une petite prière avec un chant avant de
prendre le petit chemin qui monte en lacée à l'Ermitage de Charles de
Foucauld.
- Parlez-nous de la vie Charles de Foucauld ?
- Il est allé deus fois à Nazareth, avant d'entrer dans la vie religieuse.
Avant il a vécu sept ans dans une trappe très pauvre en Syrie. Puis quelques
semaines à Stoueli en Algérie, mais il cherche autre chose. A son deuxième
voyage à Nazareth, il demande un emploi aux clarisses et loge au fond du
jardin, dans une cabane pendant trois ans. Il voit qu'il y a un manque dans l'Eglise
:"Personne vraiment n'imite la vie de Jésus de Nazareth" Ce
n'est pas un monastère qu'il cherche, pas un ermitage non plus, ni une trappe.
Il écrit ceci, après avoir acheté une partie du "Mont des
Béatitudes", avec l'argent de sa famille : "Mes retraites m'ont
montré que cette vie de Nazareth, il ne fallait pas la mener en Terre Sainte,
mais parmi les pauvres, parmi les gens délaissés de la terre, quelque chose de
semblable à saint François d'Assise."
Il va Beni Abbès, aux frontière du Maroc, accueillir des hommes capables de
mourir de faim, mais personnes n'est venu. Il se met alors à "l'écart",
dans le désert, et construit une petite chapelle avec une cloche. Il met des
cailloux par terre... c'est sa clôture. Il distribue des provisions. Il est
bouleversé par la détresse des esclaves. Il achète un peti garçon. A ce
sujet il fait bouger les autorités françaises. Charles de Foucauld c'était :
"Voilà, il faut un tout petit groupe, 3 à 4, vivre de notre travail et
être sauveur de Dieu."
- Que c'est il passé et que rest-t-il ?
- Après sa mort, nous savons qu'il a été assassiné en 1916. René Bazin
a écrit "Cette première vie de Charle de Foucauld" ; Charles-André
Poissonnier, bouleversé par sa vie, décide d'aller au Maroc, chez les
franciscains, pour vivre cette vie. Ensuite le Père Pèrenger, Michel Laffont.
En 1933 les Petites Frères, Les Pères Blancs, les franciscains, en 1939 Les
Petites Soeurs de Jésus viennent sans le Sahara, dans cet esprit-là.
Charles de Foucauld, avait cousu sur sa djellaba un coeur rouge, surmonté d'une
croix. "Prenez sur vous votre joug", ce qui veut dire qu'il
vient s'atteler à la charrette de Jésus. Il ne nous enlève pas nos soucis,
nos maladies, non "il les partage".
- Dans un décor grandiose, je vois la petite maison de pierre, au sommet de la
crête.
La marche est difficile au milieu des cailloux. Aujourd'hui, nous avons marché
6heures, sous la chaleur et dans la poussière, et pourtant, en 4 jours, nous
n'avons fait que 80 km à pied, c'est epu. L'asekrem, la première fois que
Charles de Foucald était monté là, il avait emmené des provisions pour 18
mois, mais il n'est resté que 6 mois. La plupart du temps, il vécut à
Tamanrasset.
- S'avez-vous où le Père de Foucauld est enterré ?
- "La cathédrale de pierre Er-Golea", c'est là que son corps a été
transféré.
- Vous arrivez enfin à l'Ermitage.
- Par une piste dénivelée, nous atteignons un premier niveau, "Le
Refuge", et une cabane "Chez Arous", une sorte de cabane
hotel-restaurant, en pierre, couverte en tôle ou en papier goudronné. Quelques
Touaregs sont là pour garder les lieux. Nous atteignons le but de notre
pèlerinage.
Nous sommes tous silencieux et émus en suivant Ibrahim, notre guide, et le
Père Marcel, qui connaît bien ces lieux, apercevant des petits Frères de
Jésus.
Le Frère Alain nous accueille, il vit avec le Frère Edouard : "Nous
avions de vos nouvelles hier et nous savions que vous seriez fidèle au
rendez-vous", nous dit-il.
Nous sommes à 2 780 m. d'altitudes, le spétacle est époustouflant. Nous voici
rassemblés dans cette muinuscules chapelle de 2 m * 4, construite en 1906. Le
sol est couvert de tapis et de peaux de chèvres, nous nous déchaussons. Le
Père Marcel célèbre la messe, nous avons une extraordinaire chance d'être
là, et à la demande du Père Marcel, nous prononçons le ou les prénoms d'une
ou deux personnes, pour qui nous voulons prier ce soir.
- Combien de temps êtes-vous resté ?
- A 18, la nui est venue, le décor est magnifique, nous redescendons à pied et
parcourons 5 km jusqu'à notre bivouac. Les Touaregs nous servent une soupe et
un ragoût avec quelques dattes.
Un peu d'histoire
et des poèmes Touaregs
Chausse tes chausses
et foule le sable, qu'aucun esclave n'a foulé - Imagine la foire des étoiles,
si tu veux te réveiller libre, comme un faucon, qui plane dans les Cieux -
Charles a été profondément impressionné par l'Islam, il a étudié le Slam,
puis la Bible, il veut être un frère Universel. Il dialogue dans les villages,
il ne cherche pas à convertir : "Semez l'Amour, vous récolterez
l'Amour" - Si ta religion t'oppose à une autre c'est que tu es sur un
mauvais chemin. L'eau se récupère dns une citerne de pluie. Frère Alain
alimente sa cuisine et me dit : Le Frère Edouard a au mieux un litre d'eau par
jour.
Il m'explique qu'il vit là depuis trente ans. Il retourne en France tous les
deux ans. Le Père Alain est ici depuis vingt ans.
Le 1er septembre 1916, date relevée dans la chapelle de l'Ermitage, un bande
d'hommes armés attaque le Bordj" qui avait été cosntruit pour abriter la
population. Frère Charles est pris comme otage, puis tué snas préméditation
dans un moment d'affolement. "Si le grain de blé qui tombe en terre ne
meurt pas il reste seul ; si au contraire, il meurt, il porte du fruit en
abondance" (Jean 12, 14)
Charles de Foucauld état né le 15 septembre 1958, à Strasbourg. Dés l'age de 5 ans, il était orphelin. Il meurt sans avoir de disciples, et c'est seulement dix-sept ans après que s'est fondée, une communauté avec des prêtres dans le nord du Sahara. Depuis 1970 s'est greffé un mouvement touristique très important. Une moyenne de 100 personnes par jour dans les années 1980. Depuis trois ans après les événement d'Algérie, les toutistes étrangrs reviennent, particulièrement les Allemands.
La population Touareg est d'environ 30 000 dans le Hoggar. Il y a trois langues touaregs, avec un abandon de la vie nomade. Lesprit subste. Il y a une patience dans la confiance de Dieu. Il est possible de venir en retraite. Frère Edouard nous explique qu'aujourd'hui c'est la Saint-Ignace d'Antioche. Le Père Vincent dit : "Que les autres puissent, en voyant vos actes, voir que vous êtes chrétiens." La messe s'achève à 17 h 10... il pleut.
Vendredi 18 octobre L'Asekrem
- Tamanrasset
Vers l'oasis d'Afilade à travers les paysages
volcaniques, bruns, violet et ocres.
- Vous revenez d'Azekrem, vous allez quitter ce lieu magique
- Réveil à 4 h 10, nous restons que quelques temps à admirer ce spectacle,
nous entendons au loin le "Henni" des dromadaires. Nous prenons le
raidillon, qui mène à la petite chapelle. Doucement apparait le soleil jaune
orange, qui va monter au dessus des cimes rougissant, c'est tout simplement
saisissant. Nous prenons quelques photos et rejoignons la chapelle. C'est donc
notre 3ème et dernière messe à l4ermtiage. Nous sommes assis par terre. Un
dernier petit tour, en découvrant la montagne de Tahar (2 900 m)
Et nous redescendons sous le refuge, où le petit déjeuner nous est servi, il
est 8 h 15.
- C'est le retour en 4x4, sans doute avec une grande nostalgie.
- Il fait très chaud entre 37° et 40 °, beaucoup de poussière. Nous nous
arrêtons à 12 h 30, très assoiffés. Installés sous un acacias à l'ombre,
nous partageons l'eau de nos gourdes. Notre chauffeur nous dit 'Après
l'assassinat des moines de Tibérines, il n'y a plus eu d'attaque d'Européens
ni de religieux. Nous roulons sur des pistes en mauvais état, rencontrant de
petits ânes sauvages. Nous nous arrêtons à une guelta, celle de Imola Mocaine
(trou d'eau avec des hauts rochers).
- Arrivez-vous à TAMANRASSET ?
Il est 17 h, nous rencontrons des chèvres comme partout. Il n'y a pas de
nettoyage de rues, des plaques d'égouts cassées. Devant des atleiers de
mécanique, les matériels en cours de fabrication sont sur le trottoir. Parout
de petites épiceries : boissons, dattes, cartes postale, etc. En tout 6 km,
aller et retour. Ce soir, nous allons manger au camping. Mais avant, nous avons
pu nous laver et prendre une première douche depuis six jours. Quel plaisir, on
ne se rend plus compte, quand on peut le faire souvent en France. Un repas de
couscous et de dattes clôture cette journée. Nous allons dormir à trois au
sol, dans des huttes rondes avec des toits en paille. Le lendemain matin, nous
prenons un bon petit déjeuner sur des tables de jardin ; cela faisait longtemps
que nous n'avions pas pris un repas en dehors du sol.
Samedi 19 octobre TAMANRASSET
Capitale des Touaregs du Hoggar, ville entourée d'une
muraille en terre battue.
- Le Père de Foucauld a vécu à Tamanrasset, à l'époque de la présence
militaire, a-t-il été protégé ?
- Le Frère Antoine Chatelard nous reçoit et nous parle du fort Laperine.
Ce fort porte le nom d'un officier français, qui écrivant un livre, nous
raconte, qu'il y avait des bandes de pillard du Sud-Marocain, s'attaquant au
chamelles. Ils cherchaient des provisions et renseignements sur la garnison
militaire. Le Père de Foucauld avait reprodui son Ermitage et sa chapelle. Une
troupe d'unne quarantaine de personnes des tribus limitrophes du Hoggar s'est
emparée de Charles de Foucauld pour le faire parler., sur les armes. Un jeune
gardien a posé se canon de son fusil dans l'oreille de Charles et l'a tué. Le
chef de la bande était furieux de cette mort.
C'est en 1927 qu'a lieu le procès de Béatification.
En 1929, le coprs de Charles a été ramené à côté de "El Golea",
à côté duquel on a cosntruit une église la seule du Sahara.
Il y a 3 petites communautés :
les petites Soeurs de Jésus (3)
Les petites Soeurs du Sacré-Coeur (3)
Les petits Frères (2)
"C'est la durée qui importe le plus dans notre existence ici"
Le Frère Antoine nous avoir longtemps vécu a Asekrem, au milieu des
Touaregs, deux ans à la Fondation, puis quatre ans ensuite ici. L'Hospitalité,
l'ouverture de certains, ont valeur d'humanité. Tamanrasset, c'est devenu une
population sédentaire (100 000 habitants maintenant). C'est la ville qui assure
la maintenance du bâtiment. Il y a quelqu'un à l'entrée, qui surveille, mais
aussi Oali (le préfet) raconte qu' "au siècle dernier Charles était
considéré comme un espion déguisé en moine".
Le vendredi est jour férié ici. "Maintenant le chômage, c'est quand on
est payé... comme chômeur"
- Que ressort-il du tour de table des participants à votre séjour ?
- Gentillesse des Touaregs - dimension spirituelle - expérience chaleureuse
- ton baratin(en s'adressant au Père Marcel) - la mission - c'est rencontrer
les gens - qu'est-ce que nous venons chercher au désert et qui va nous faire
sentir mieux - très vite une ambiance fraternelle s'est créée.
- Vous êtes bien arrivés en France.
- Le retour c'est bien effectué en passant par Alger.
Un dernier mot au sujet de l'Asekrem ; Charles de Foucauld écrivait en 1911 à
sa cousine Mme de Bondy :
"La vie est plus belle qu'on ne peut le dire ou l'imaginer... Rien ne peut
donner une idée de la forêt, des pics et d'aiguilles rocheuses qu'on a, à ses
pieds. C'est une merveille... On ne peut la voir sans penser à Dieu ; j'ai
peine à détacher mes yeux de cet admirable Don, l'impression d'infini,
rapproche tant du créateur."
gerard.adriaenssens@multivilles.com