Ce site web est dédié 
au Centre Spirituel de Manrèse à Clamart
et au Père Michel BUREAU
(décédé à la fin du mois de juin 2005)


http://www.manrese.com/



Pour connaître l'expérience spirituelle de l'animateur de ce site
Entrez votre mot de passe 

  

Demandez votre mot de passe personnel, en adressant un Courriel à

jjpagerie@wanadoo.fr

 

 

 

 

Découvrir qu'un des principaux animateurs du Centre Spirituel de Manrèse a fait le Camino fût d'un grand réconfort. Michel BUREAU, s.j. a pèleriné en 2001.  Son ressenti du chemin est relaté dans un fascicule : Pèlerin ! Marcher vers Compostelle. supplement n°473 de Vie Chrétienne

Son expérience des chemins spirituels lui permet d'apporter un regard sur la spiritualité du Camino :

"Simplicité qui permet une parole sur soi d'habitude réservée aux intimes. Simplicité sans doute engendrée par une vie réduite à quelques gestes répétitifs : se lever, marcher, boire, manger, se laver, se soigner, se coucher. Marcher aussi léger que possible, pique-nique sommaire et répété, coucher, avec en prime la proximité des ronfleurs (une nuit j'ai préféré dormir dans des escaliers !) et des odeurs, une proximité certaine. Simplicité engendrée et nourrie par le soutien dans les moments difficiles, comme entre le marathonien et le boxeur. Simplicité due pour une part aux échanges financiers réduits au minimum, pour ne pas dire inexistants."

...

La marche.... "Car la mise en route du peuple a été entreprise sur l'ordre du Seigneur. Ainsi parle le Seigneur : laisse partir mon peuple qu'il célèbre une fête pour moi dans le désert (Ex 5, 1).
Dieu pour se révéler va utiliser un détour imprévu. Au début, comme tous les dieux, il invite à se mettre en route pour aller lui rendre un culte. Rien d'extraordinaire à cela si ce n'est le lieu : au désert. "..." Quitter pour aller rendre un culte à un Dieu que l'on n'a pas encore eu l'occasion de connaître, et en se mettant en route, recevoir une liberté que l'on n'espérait même plus puisqu'on était condamné à mort. Voilà la manière de faire de Dieu. Il appelle à ce que l'on pense être une relation d'adoration, de culte divin, et il reconstruit l'homme dans toute sa grandeur. En cela, il se manifeste pour ce qu'il est vraiment.  Depuis, les hommes se transmettent de génération en génération ce paradoxe : servir Dieu rend l'homme libre comme lui."
...
"
Ainsi peu à peu, par la succession des kilomètres de marche, l'usure des chaussures, l'affrontement des intempéries ou par la grâce seule, ou par le mélange des deux, le pèlerin s'ouvre à un autre qui est à l'oeuvre en lui et lui donne d'accomplir ce qu'il croyait son bien le plus intime. De même qu'il pensait sa détermination comme une initiative personnelle, et apprend - découvre - qu'elle était réponse à une invitation. De même, le sage avertit le chrétien que sa conversion ne saurait être ailleurs que dans cet appel né de l'amertume de son impuissance et la joie du souvenir :
Fais nous revenir à toi, Seigneur, et nous reviendrons,
Renouvelle nos jours comme autrefois.
Si tu nous as pas tout à fait rejeté
Tu t'irrites contre nous beaucoup trop. (Lm 5, 21-22)

Il faut beaucoup d'audace, de foi et d'humour pour s'adresser ainsi à Dieu. Que Dieu nous les donnes !"

La Forêterie septembre 2001

Michel BUREAU, s.j.
Pèlerin ! Marcher vers Compostelle. supplément n°473 de Vie Chrétienne

http://www.manrese.com/