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Le père Ihidoy a désormais
une adresse électronique Propos de Sébastien Ihidoy
sur son amour des
pèlerins Quelques traces d'états de grâces ? Après avoir beaucoup marcher, il est des moments sur notre chemin
où nous avons pris toutes les dispositions pour l'ouverture de notre
esprit, nous découvrons des moments de bonheur qui ont un goût
d'éternité : |
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Navarrenx
Des regrets unanimes
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La
République |
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En
quelques jours, au début de l'été, la nouvelle avait fait le tour du
canton: après vingt ans de ministère à Navarrenx et dans les villages
alentour, l'abbé Sébastien Ihidoy allait quitter le Béarn pour la
Soule et plus précisément sa capitale, Mauléon. Un
retour aux sources, à une province près, pour ce Basque si bien intégré
au Béarn qu'on le regrette encore à Lembeye, la paroisse où il exerçait
jusqu'en 1981, avant de connaître Navarrenx.
Partout où il est passé, le Père Ihidoy a marqué les cœurs
de ses paroissiens, des plus fidèles aux non-pratiquants, englobant «
celui qui croyait au Ciel et celui qui n'y croyait pas » dans la même
amitié chaleureuse. Quelles
que soient les convictions de chacun, son apostolat n'a laissé personne
indifférent. C'est ce qu'a
souligné Danièle Vidal, responsable du Conseil pastoral, lors de la
messe d'actions de grâces célébrée le 15 août à Navarrenx, en hommage
à l'homme qui a su donner une nouvelle dimension à la fonction de prêtre.
« Nous voulons vous rendre grâce pour les vingt ans passés avec vous et le travail
accompli ensemble », a-telle
ajouté au cours de cette cérémonie empreinte de ferveur et d'amitié,
concélébrée par les abbés Ihidoy, Haramburu et Iriquin, missionnaire
au Bénin, qui a des attaches dans un village voisin.
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«Des heures magnifiques » Venus
de toute la paroisse Saint-François-Xavier, qui regroupe tous les
clochers du canton, les fidèles, qui n'avaient pu entrer dans l'église
archicomble, se sont pressés à ses portes, sur les places Darralde et
Carrérot. L'émotion a
atteint des sommets quand un panneau symbolisant les échanges amicaux
et spirituels entre le Père et les enfants a été commenté par Chloé,
une jeune fille récemment baptisée par l'abbé Ihidoy. « J'ai
vibré à toutes les valeurs
que j'ai trouvées en vous, j'ai communié à vos
événements familiaux, à vos projets,
j'ai vécu avec vous des heures
magnifiques ». En écho à ce cri du cœur du Père Sébastien, le
vin d'honneur servi à tous les fidèles sur le parvis de l'église
et le repas qui a réuni 380 convives à la mairie ont donné libre
cours à d'innombrables manifestations d'amitié, dont celles exprimées
par un proche, Jean Lopez, et un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Car l'hospitalité reçue au presbytère de Navarrenx était
devenue, à juste titre, quasiment légendaire, d'un bout à l'autre du
GR 65, le chemin du Puy. Dans
l'attente d'une nomination officielle, l'abbé Pierre Haramburu, bien
connu et apprécié dans la région, assurera le relais avec l'équipe
d'animation pastorale. C'est
le 7 septembre que Sébastien Ihidoy rejoindra sa nouvelle destination,
à seize kilomètres à peine de Navarrenx. J.L.
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Extrait de "Passants de Compostelle" de Jean-Claude BOURLES (Ed.Payot) Navarrenx.... Accueil par le père Sébastien Ihidoy dans son presbytère. Bien qu'il s'en défende, c'est l'une des figures les plus marquantes du chemin français. Novateur, esprit éclairé, il est l'un des rares à avoir compris, dès les premiers frémissements du chemin, l'importance qu'allait retrouver l'aller vers Compostelle. Homme de franc-parler, au regard malicieux et à l'accent rocailleux, il est de ce peuple de rudes Basques, intransigeant pour lui, généreux pour les autres. A ceux qui déplorent l'absence de l'Eglise sur le chemin je dis et répète ces noms associés à ceux du Rouergue et du Quercy : Jacques d'Arthez, Ihidoy de Navarrenx, les franciscains de Saint-Palais, d'autres sûrement dont j'ignore l'existence. Sans doute avec ces quelques-uns nous sommes loin du compte, mai au moins ceux-ci sont ils là, présents et chaleureux, réconfortants par la parole autant que dans le silence, disponibles malgré l'urgence d'autres tâches, veilleurs sur le chemin, fenêtre allumées dans la nuit.
"C'est vrai que pour les gens, vous qui passez, les pèlerins, vous
êtes fort. Et pourquoi ? Parce que vous êtes capables de partir, comme
cela, en abandonnant tout. Nous on est là, autour de notre petite vie,
et vous, vous êtes des hommes et des femmes de grands moments. Vous
réveillez en nous des choses pour lesquelles nous sommes faits et que
nous réaliserons jamais. Chacun est fait pour l'aventure humaine, mais
combien la vivent ? Les gens qui voient passer sont envieux de votre
capacité à exposer votre faiblesse, et paradoxalement n'est pas là
justement votre force ? Paul nous dit :"Je porte une écharde dans
ma chaire." On ne sait pas de quoi il s'agit. "Par trois fois
j'ai supplié le Seigneur de m'en délivrer, et il m'a répondu : 'Ma
grâce te suffit.' Eh bien, si je continue de marcher, la force de Dieu
agit dans ma faiblesse." L'écharde, il l'a toujours, mais il fait
avec et poursuit sa vie, donc son chemin. Père Sébastien Ihidoy, Navarrenx
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Octobre 2002 : Rencontres jacquaires de Saintes
Aucune ambiguïté possible, les milieux intellectuels ou jacquaires connaissent les mêmes contradictions que dans les autres milieux associatifs. Et puis au milieu de nos comportements humains surgissent un témoignage, un aparté, un sourire, voire une complicité. Et nous reconnaissons ces états de grâce qu'au détour d'un chemin la vie peut nous offrir.
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PARTIR "PARTIR est avant tout sortir de soi. Briser la croûte d'égoïsme qui essaie de nous emprisonner dans notre propre "Moi". PARTIR, c'est cesser de tourner autour de soi-même, comme si on était le centre du monde et de la vie. PARTIR, c'est ne pas se laisser enfermer dans le cercle des problèmes du petit au monde auquel nous appartenons ; quelle que soit sont importance. L'humanité est plus grande. Et c'est elle que nous devons servir. PARTIR, ce n'est pas dévorer des kilomètres, traverser les mers, ou atteindre les vitesses supersoniques. C'est avant tout, s'ouvrir aux autres, les découvrir, aller à leur rencontres, s'ouvrir aux idées, y compris celles qui sont contraires aux nôtres. C'est avoir le souffle d'un bon marcheur." Don Helder CAMARA Texte entendu par quelques chrétiens qui ont bien voulu se retrouver autour la relique de Saint-Eutrope pour faire mémoire de l''Eucharistie - Saintes Octobre 2002
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