Recommencé
même si cela te coûte,
Recommencé même si ton illusion s'éteint,
Recommencé pour donner le meilleur de toi même
Recommencé pour Dieu, avec Dieu, comme Dieu"
(Extrait adapté d'une prière
anonyme trouvée
au municipal de St Martin Lacassade)
Jacques
de Bruxelles
à fait le Camino
Francès en 1999
depuis il a parcouru chaque années des bouts de chemins en France
Me voilà reparti pour la quatrième fois pour parcourir en compagnie de St Jacques un bout de Chemin. ..."
J'avoue que chaque départ revêt un caractère différent.
La première fois sur le
Camino francès on participait à une aventure collective, à la recherche d'un
partage et sens à donner ou à redonner à sa foi chrétienne, on essayait de
se reconvertir et d'oublier les différences. La douleur du chemin, la lourdeur
du sac, la fatigue journalière, la promiscuité des auberges, les problèmes
alimentaires et parfois la soif, tout cela n'était finalement que des incitant à
progresser dans la recherche entreprise et l'arrivée à St Jacques de
Compostelle était une récompense que venait confirmer la "Compostela".
On avait réussi avec les autres une aventure peut être
extravagante mais combien enrichissante pour soi-même et pour tous les autres.
N'est-ce d'ailleurs sur ce Camino que ce sont créées les
amitiés les plus fortes et aussi les plus vraies et les plus tenaces.
Les chemins que l'on parcourt
ensuite n'apporte pas dans un premier temps les m^mes satisfactions alors qu'ils
sont m^me à certains moment plus difficiles à vivre.
Quand on décide de partir pour le pèlerinage vers Santiago
de Compostela, le simple fait de partir est déjà un encouragement et le
meilleur motif pour aller jusqu'au bout.
Pour moi les autres chemins sont
différents. Tout d'abord, il n'y a pas cet accompagnement des autres et la
recherche commune d'aller vers un seul et même point où brillent les étoiles
de Compostelle.
Il es possible que le pèlerin m^me solitaire qui part de
chez lui jusqu'à Compostelle n'a pas la même impression que la première partie
de la périgrination étant donné que son but dés le départ et de rejoindre
Compostelle et que la partie du chemin faite en Belgique et/ou en France n'est
qu'une préparation à parcourir l'autre partie avec une spiritualité plus
forte et plus efficace.
Par contre quand je suis parti pour accomplir ma
périgrination sur le chemin français (Puy en Velay, Vezelay, Tours) je ne
cultivais pas la m^me ambition qu'en partant sur le Camino francès et
forcément je ne pouvais récolter la m^me satisfaction spirituelle.
Je ferais quand même encore une distinction entre la via Podiensis (Puy en
Velay) et les deux autres chemins que j'ai parcourus.
En partant du Puy en Velay, on allait suivre un chemin
mythique de St Jacques, bien que j'ai pu écrire dans mon compte rendu sur cette
qu'on y retrouvait pas l'esprit jacquaire du Camino francès, on était quand
m^me entouré par d'autres vrais pèlerins et le Chemin du Puy auquel on a
accolé l'étiquette GR65, garde malgré tout une aura pèlerine effective et il est normal que ce chemin fréquenté communiquera finalement à ceux qui
l'ont parcouru ce véritable esprit jacquaire qui ne s'affirme cependant de
manière évident qu'après Conques.
Les autres chemins sont de beaux
chemins, on traverse des régions superbes où l'on retrouve tout ce que Dieu a
construit de merveilleux : la nature et aussi des sites remarquables que l'homme
a édifiés pour la gloire de Dieu et les satisfaction personnelle des hommes.
Le fait que ces chemins ne sont pas encore fréquentés par
un nombre important de pèlerins, ne permet pas de retrouver une réelle
ambiance jacquaire.
Pour les parcourir actuellement, il faut absolument faire une
démarche personnelle, avoir une ouverture spirituelle obligée, on ne peut y
combler la solitude que par la prière et la méditation et on arrive
difficilement à trouver l'occasion de partager.
Ces chemins sont parfois plus difficiles, des étapes plus
longues, des hébergements insuffisants ou décevants, des parcours fatigants et
monotones. Ils sont souvent mal ou non balisés ce qui oblige le pèlerin à se
concentrer sur des descriptions parfois fantaisistes éditées dans les topos
guides commerciaux souvent totalement périmés. Cette situation oblige le
pèlerin à se détourner du sens spirituel du Chemin pour éviter de se perdre.
Heureusement beaucoup d'effort sont faits pour améliorer le
balisage. Le Conseil général de la Charente-Maritime a entièrement balisé le
Chemin dans sa partie géographique avec des bornes blanches marquées de la
coquille. C'st un réelle plaisir de parcourir cette partie de la voie de Tours
d'Aulnay à Mirambeau avec en plus une carte au 30 000ème très précise et
sans se préoccuper de description telle que "prendre au S-O" ou faire
145m puis tourner à droite" Bravo et merci. Ce travail ne demande que de
la bonne volonté et celle-ci est ce qui coûte le moins cher. Les Amis de St
Jacques de Chartres avait déjà publié un peti guide très simple et très
efficace.
Le chemin du Puy en Espagne sont aussi très bien balisés ce qui explique
probablement que les pèlerins les préférent car ils s'y sentent plus en
confiance et sans souci d'itinéraire à étudier.
Pourquoi je parcours ces autres chemins, tout simplement parce que depuis mon premier pèlerinage en 1999 à Compostelle, je ressens le besoin de me retrouver seul. Un bout de Chemin procure finalement une pacifique relaxation et un rapprochement aux valeurs spirituelles. En outre, cela permet de donner à ceux qui veulent aussi le parcourir, des renseignements efficaces et cela me procure la joie de partager, ce qui finalement me rapproche du Camino tout en étant ailleurs.
Il faut
également faire remarquer que sur les chemins du Vézelay et de Tours,
l'hébergement pour pèlerins n'est pas encore très développé, ce qui oblige
le pèlerin à aire une recherche une recherche plus personnelles que sur la
voie du Puy où les gîtes sont mieux organisés et plus nombreux.
De gros efforts sont actuellement consentis par différentes
associations des Amis de St Jacques et ont peut espérer que les conditions
d'hébergement s'amélioreront dans un proche avenir bien qu'il faut signaler
que ceux-ci sont nettement plus efficace que dans la partie landaise.
Mais ce manque d'hébergement organisé, permet cependant de
faire de merveilleuse rencontres. Les personnes qui reçoivent le pèlerin par
conviction sur le sens du pèlerinage sont généralement totalement
désintéressées et font aussi réellment participer le pèlerin à leur vie
familiale, ce qui laisse des souvenirs forts et empreints de la volonté de
partager, d'aimer et de communier dans un m^me idéal de Foi.
C'est pourquoi ces autres chemins méritent qu'on les
parcoure, qu'on apprenne à les connaître car les souvenirs qu'ils vous
laissent, font partie de la recherche compostellane qui procure souvent du
bonheur, rarement des déceptions mais toujours une grande paix et beaucoup
d'amour.
Jacques Molderez
Octobre 2003