

Tu
prends 4-5 pointes d'ail que tu coupes en tout petits morceaux
(ail haché menu en termes de cuisine),
Tu les fais frire dans
un peu d'huile d'olive sans faire brunir sinon l'ail devient amer.
Tu couvres d'eau (2
litres).
Ajouter sel et poivre,
du pain sec et une cuillèrée à café de "pimenton";
Faire bouillir
jusqu'à ce que le pain soit gélatineux.

Les hospitaliers, qui sont-ils ?D’où viennent-ils ? Depuis que vous m’avez posé la question des hospitaliers je ne cesse d’y réfléchir sans trouver de réponse satisfaisante. En fait je pense que comme on ne peut pas tracer de portrait type du pèlerin on ne peut pas non plus tracer de portrait type de l’hospitalier. Il y a au-moins autant d’hospitaliers que d’anciens pèlerins. C’est à cause de cette difficulté que je me décide à tout simplement vous confier mon histoire. Vous en ferez ce que bon vous semblera. J’y ajouterai quelques noms et adresses que vous aurez tout loisir d’explorer. Ma responsabilité au niveau de l’Union des Associations Jacquaires consiste à rassembler un certain nombre de bonnes volontés et à canaliser les énergies afin que l’offre coïncide avec la demande. Ayant terminé mon chemin je me sentais pleine de reconnaissance envers tout et tout le monde pour tout ce que j’avais reçu pendant mon cheminement. La manière la plus simple de restituer un peu de tant de grâces me semblait d’être à mon tour accueillante quelque part et de donner à mon tour des astuces pratiques autour d’une soupe aux pèlerins en chemin. Une autre motivation de l’hospitalière en devenir que j’étais était le fait non dit que d’être hospitalière était pour moi une possibilité discrète de ne pas quitter trop vite ce monde extraordinaire du chemin avec toutes les libertés qui le caractérisaient et de garder le plus longtemps possible un pied dans cette histoire extraordinaire. Seul un hospitalier peut comprendre le bonheur d’avoir une tablée de pèlerins qui ont encore devant eux toute la joie de la découverte : pour chaque événement de notre existence, il n’y a qu’une première fois. L’hospitalier est là pour que cette première fois, qui sera l’étape de demain, soit une réussite. Il a un rôle à la fois de parent et de sage-femme. Il est là pour accueillir celui qui arrive, tel qu’il est ; crasseux, fatigué, à contre-horaire ou dans les heures officielles, francophone ou étranger, guilleret ou de mauvaise humeur, le premier ou le cinquantième, bref, l’hospitalier est là pour accueillir chaque arrivant tel qu’il est, quand il arrive et dans l’état dans lequel il arrive. C’est le charisme de l’accueil selon St Paul. Le rôle parental est un rôle d’information à la fois sur la suite immédiate du parcours de l’étape du lendemain mais aussi le partage de ce que j’ai vécu en tant que pèlerin(e) en mon temps, alors que je pérégrinais et la transmission d’une certaine expérience, rôle difficile s’il en est. Il s’agit là de donner des perspectives aux pèlerins qui nous sont confiés le temps d’une étape. Garder le plus possible les valeurs que nous avons découvertes en chemin, voilà la véritable tâche de l’hospitalier. Chacun selon sa sensibilité trouvera la forme d’expression qui permettra au pèlerin de passage d’aller plus haut et plus loin. Ultreïa et sus eïa ! Trouver un langage pour s’exprimer, la difficulté est là. Les uns auront une facilité innée à accompagner le pèlerin dans ses démarches physique, morale et spirituelle. D’autres auront besoin d’apprendre la juste place dans la relation d’accompagnement. C’est ce que nous essayons de transmettre au cours des fins de semaine dites de « formation » des hospitaliers. En réalité personne n’a besoin d’être formé au sens propre du terme, il s’agit plutôt d’un ajustement dans la fonction .A partir du moment où l’hospitalier ouvre son cœur (et non pas son émotivité) au pèlerin, nous sommes immédiatement dans une relation de qualité dont chacun sortira plus heureux et plus grand. Nous organisons à Moissac, les 25 et 26 janvier
prochains deux journées de réflexion pour les hospitaliers. Parmi les hospitaliers particulièrement médiatiques : Louis JANIN Ancienne Route d’Annecy 1585 74320 SEVRIER Tel 04 50 52 41 60 Léonard et Elisabeth Hospitalité St Jacques Rue du Collège 12190 ESTAING Il y en a foule d’autres dont je peux vous doner les coordonnées. Chacun vous racontera son histoire et développera son charisme.
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Table
ronde sur l'accueil
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