Au menu d'Odile 
40 ans  sur son camino

Recette de la soupe à l'ailHospitalière

Désormais Odile tient tables et chambres d'hôtes à Francescas (Lot et Garonne)
 entre La Romieu  et Condom (Gers)
Depuis son Chemin
 Odile s'intéresse entre autres
 à l'hospitalité sur les chemins
Odile accueille les pèlerins pour leur étape à La Romieu ou Condom. Elle les prends en charge à leur arrivée à l'étape, propose le dîner, la nuitée et le petit déjeuner pour 25 € puis les ramène là où elle les a pris en charge la veille au soir. vers le site d'Odile
 

Première confidence du chemin d'Odile


La Recette de la Soupe à l'Ail
acquise  auprès du Padre Maroquin
à San Juan de Ortega (Espagne)

Tu prends 4-5 pointes d'ail que tu coupes en tout petits morceaux
(ail haché menu en termes de cuisine),
Tu les fais frire dans un peu d'huile d'olive sans faire brunir sinon l'ail devient amer.
Tu couvres d'eau (2 litres).
Ajouter sel et poivre, du pain sec et une cuillèrée à café de "pimenton";
Faire bouillir jusqu'à ce que le pain soit gélatineux.

 

Les hospitaliers, qui sont-ils ?

 D’où viennent-ils ?

 

 Depuis que vous m’avez posé la question des hospitaliers je ne cesse d’y réfléchir sans trouver de réponse satisfaisante. En fait je pense que comme on ne peut pas tracer de portrait type du pèlerin on ne peut pas non plus tracer de portrait type de l’hospitalier. Il y a au-moins autant d’hospitaliers que d’anciens pèlerins. C’est à cause de cette difficulté que je me décide à tout simplement vous confier mon histoire. Vous en ferez ce que bon vous semblera. J’y ajouterai quelques noms et adresses que vous aurez tout loisir d’explorer. Ma responsabilité au niveau de l’Union des Associations Jacquaires consiste à rassembler un certain nombre de bonnes volontés et à canaliser les énergies afin que l’offre coïncide avec la demande.

 

Ayant terminé mon chemin je me sentais pleine de reconnaissance envers tout et tout le monde  pour tout ce que j’avais reçu pendant mon cheminement. La manière la plus simple de restituer un peu de tant de grâces me semblait  d’être à mon tour accueillante quelque part et de donner à mon tour des astuces pratiques autour d’une soupe aux pèlerins en chemin. Une autre motivation de l’hospitalière en devenir que j’étais  était le fait non dit que d’être hospitalière était pour moi une possibilité discrète de ne pas quitter trop vite ce monde extraordinaire du chemin avec toutes les libertés qui le caractérisaient et de garder le plus longtemps possible un pied dans cette histoire extraordinaire. Seul un hospitalier peut comprendre le bonheur d’avoir une tablée de pèlerins qui ont encore devant eux toute la joie de la découverte : pour chaque événement de notre existence, il n’y a qu’une première fois. L’hospitalier est là pour que cette première fois, qui sera l’étape de demain, soit une réussite. Il a un rôle à la fois de parent et de sage-femme. Il est là pour accueillir celui qui arrive, tel qu’il est ; crasseux, fatigué, à contre-horaire ou dans les heures officielles, francophone ou étranger, guilleret ou de mauvaise humeur, le premier ou le cinquantième, bref, l’hospitalier est là pour accueillir chaque arrivant tel qu’il est, quand il arrive et dans l’état dans lequel il arrive. C’est le charisme de l’accueil selon St Paul.

 

Le rôle parental est un rôle d’information à la fois sur la suite immédiate du parcours de l’étape du lendemain mais aussi le partage de ce que j’ai vécu en tant que pèlerin(e) en mon temps, alors que je pérégrinais et la transmission d’une certaine expérience, rôle difficile s’il en est. Il s’agit là de donner des perspectives aux pèlerins qui nous sont confiés le temps d’une étape.

 

Garder le plus possible les valeurs  que nous avons découvertes en chemin, voilà la véritable tâche de l’hospitalier. Chacun selon sa sensibilité trouvera la forme d’expression qui permettra au pèlerin de passage d’aller plus haut et plus loin. Ultreïa et sus eïa !

Trouver un langage pour s’exprimer,  la difficulté est là. Les uns auront une facilité innée à accompagner le pèlerin dans ses démarches physique, morale et spirituelle. D’autres auront besoin d’apprendre la juste place dans la relation d’accompagnement. C’est ce que nous essayons de transmettre au cours des fins de semaine dites de « formation » des hospitaliers. En réalité personne n’a besoin d’être formé au sens propre du terme, il s’agit plutôt d’un ajustement dans la fonction .A partir du moment où l’hospitalier ouvre son cœur (et non pas son émotivité) au pèlerin, nous sommes immédiatement dans une relation de qualité dont chacun sortira plus heureux et plus grand.

 

Nous organisons à Moissac, les 25 et 26 janvier prochains deux journées de réflexion pour les hospitaliers.

 

Parmi les hospitaliers particulièrement médiatiques :

Louis JANIN

Ancienne Route d’Annecy 1585

74320 SEVRIER

Tel 04 50 52 41 60

 

Léonard et Elisabeth

Hospitalité St Jacques

Rue du Collège

12190 ESTAING

 Il y en a foule d’autres dont je peux vous doner les coordonnées. Chacun vous racontera son histoire et développera son charisme.

 

 

 

Table ronde sur l'accueil
Rencontres de Saintes
Octobre
article de Louis Mollaret président de l'union des assocations jacquaires de France

Une communication sur l'écoute, soulignant qu'il est plus facile de parler à un étranger qu'à quelqu'un de connu rejoignait l'expérience des rencontres de pèlerins sur le chemin. Elle préparait utilement les échanges sur l'hospitalité


Louis Janin a introduit avec humour et profondeur le thème de l'hospitalité.  Les questions n'ont pas manqué : comment devenir hospitalier ? comment se former ? faut-il recevoir les pèlerins gratuitement ? services matériels et spiritualité ? Les témoignages et les expériences des orateurs et de l'assemblée ont apporté des réponses. L'hospitalité, que beaucoup rêvent gratuite, est toujours offerte par quelqu'un, elle a un coût, et le pèlerin ne doit pas être transformé en assisté, faire appel à sa liberté et à sa responsabilité est nécessaire. La dimension spirituelle de l'hospitalité est dans la qualité et la vérité de l'accueil plus que dans une "étiquette" ou un réseau. Le spirituel n'est l'apanage de personne. Il n'est pas l'ajout d'une prière. Des voix ont aussi exprimé des réserves : celles de professionnels qui ressentent le besoin d'une "charte de l'accueil" ou de pèlerins qui n'ont pas trouvé sur leur chemin l'hospitalité un peu idéalisée de la table ronde … Le champ reste ouvert aux initiatives …

 

 

Révision : 28 janvier 2004 .

odile.egele@wanadoo.Fr